The Founders Time

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 Angie Ϟ cause best friend just won't leave your side

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Lisbeth N. Longbottom
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MessageSujet: Angie Ϟ cause best friend just won't leave your side   Ven 29 Juin - 20:20



Angelina and Lisbeth
Life sometimes seems to get the best of you, like everything just brings you down. Just when you think there's nothing you can do, a friendly face will bring you around. And you'll feel better. You'll feel better than before. ♥


J’avais perdu Angie en chemin. Non, sérieusement ! J’avais juste fait un détour par les toilettes, rien d’extraordinaire et je pensais que j’allais la retrouver là où elle était avant que je parte. Mais non. Plus d’Angie. C’était bien la première fois qu’elle me faisait un coup pareil. Je crois sincèrement qu’elle m’avait déjà tout fait, entre me piquer mes affaires parce que selon il fallait bien que j’ouvre les yeux, ça lui allait mieux qu’à elle qu’à moi. Et je vous jure que ça me tue de le dire mais parfois elle avait raison. Entre me réveiller deux heures plus tôt pour être sure d’être à l’heure, ne jamais vouloir me dire ce qu’elle veut pour son anniversaire. Et je peux vous faire une liste aussi longue que le bras. Mais disparaitre, ça, elle ne me l’avait pas fait. Cela dit, maintenant je pouvais le rajouter sur la liste. Plantée au beau milieu du couloir, je tournais la tête à droite, à gauche, encore une fois à droite mais rien à faire. Pas de chevelure brune à l’horizon. Je laissais échapper un léger soupir, me demandant ce qu’elle avait encore bien pu m’inventer. Je passais à la salle commune, espérant l’y trouver. Notre prochain cours ne devait pas commencer avant une heure et demie, peut-être qu’elle avait décidé de se reposer. D’accord, ce genre d’idée ne nous convenait pas ni à l’une ni à l’autre, mais sait-on jamais. Mais en me retrouvant dans notre chambre, je devais bien admettre qu’elle n’était pas là. J’en profitais pour y laisser les affaires dont je n’avais plus besoin et repartis dans le sens inverse. Je croisais une fille de la même année que nous dans la salle commune et m’arrêtais pour lui parler un peu. Cela dit, sans vouloir être méchante, ça n’avait jamais été le genre de fille avec lesquelles je pouvais être amie. Beaucoup trop fausse, à mon gout. J’inventais une excuse totalement bidon et partis sans me retourner. Ce coup-ci, je tentais la bibliothèque, l’infirmerie - au cas où- la grande salle et divers autres endroits où on avait l’habitude de trainer à l’occasion. Pour être honnête, je commençais doucement à désespérer. Je n’avais jamais douté des capacités de sorcières de ma meilleure amie, loin de là, mais de là à l’imaginer transplaner dans l’enceinte du château, je n’y étais pas encore. Légèrement dépitée, je restais en compagnie de Celestria, dans la grande salle, pendant plusieurs minutes. Etonnamment que je n’arrive pas à trouver Angie la fit beaucoup rire. Tu m’étonnes. Pour une fois qu’on était pas ensemble, il fallait qu’elle disparaisse de la surface de la Terre. Il ne manquait qu’elle aussi soit à ma recherche, la situation aurait eu quelque chose de comique. Mais je n’étais pas vraiment d’humeur à jouer à cache-cache.

De toute façon, je savais que je la reverrais quand l’heure de notre cours s’annoncerait. La seule chose qui m’embêtait c’est que pendant une heure et demie, je n’avais pas vraiment envie de jouer les filles modèles. Le faire toute la matinée m’avait suffi. Cela dit, sans ma meilleure amie, faire connaitre à cette école un vent de folie, ça n’allait pas être possible. C’était toutes les deux ou rien du tout. Cela dit, il fallait quand même que je m’occupe. Etant donné que je n’avais pas d’autres idées, je retournais à la bibliothèque en vu de faire mes devoirs, ou en tout cas m’avancer. Et oui, serdaigle jusqu’au bout des ongles. Celes avait fait quelques pas avec moi, avant de se rendre à son propre cours. Je déambulais dans les couloirs, espérant croiser Angie à n’importe quel angle. Mais je crois qu’à ce stade, je pouvais toujours rêver. Je me trouvais dans le couloir qui menait à la bibliothèque et j’avais enfin réussi à me mettre dans le mode travail. Moi qui voulais déconner, je peux vous jurer que le changement a été dur. Lorsque des voix s’élevèrent, je relevais instinctivement les yeux et croisais un groupe de poufsouffles qui entrait dans la bibliothèque. Leurs têtes me disaient vaguement quelque chose mais j’avais du mal à les remettre dans un contexte bien précis. En fait, j’ai du faire encore trois ou quatre pas pour m’en rappeler. Si je ne me trompais ils étaient amis avec Liam, enfin je crois. Je croisais les doigts pour que lui aussi se trouve à la bibliothèque. Parce que qui disait Liam disait Angie. Je vous l’accorde, ça ne rime pas du tout mais croyez-moi, ça allait parfaitement ensemble. J’essayais de me faire discrète en rentrant dans la bibliothèque. Bizarrement, le mode travail avait vite été effacé. Mais je plaidais coupable. Je posais mon sac sur une table libre et continuais à regarder les allées. J’avais presque atteint le fond de la bibliothèque quand je la vis. Je pouvais juste vous dire qu’elle était en train de lire, debout. Enfin, elle était plutôt en train de faire semblant. Et je peux même parier dessus. Je changeais de direction et passais par une autre allée pour arriver juste derrière elle. De là où on se trouvait, on pouvait clairement entendre les voix des poufsouffles. Je souris doucement à cette constatation et m’approchais d’Angie. D’un seul coup, je posais mes mains sur ses épaules et la fit sursauter. « Alors qu’est-ce qui est le plus intéressant ce que tu lis ou ce que tu entends ? » Angie se retourna vers moi et il fallait réellement que je prenne sur moi pour ne pas éclater de rire. D’abord, parce qu’un groupe de garçon ne nous ferait pas de cadeaux après ça et aussi parce que je n’avais pas envie que la bibliothécaire nous tombe dessus. Je penche légèrement la tête afin de les observer. Sur ce coup-là, ils sont plus sérieux que nous. Eux, au moins, ils bossent. « Tu sais, ça fait longtemps que j’ai compris que je ne faisais pas le poids face à lui mais tout de même, je me suis inquiétée, tu n’imagines même pas à quel point… » Ma meilleure amie me regarda en souriant et je croisais mes mains devant moi, d’un air théâtral. Quoi ? J’avais pourtant prévenu que ce ne serait pas l’heure de la fille modèle…

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    When we were young the future was so bright. The old neighborhood was so alive. And every kid on the whole damn street was gonna make it big and not be beat. Now theneighborhood's cracked and torn. The kids are grown up but their lives are worn. How can one little street swallow so many lives ? Chances thrown. Nothing's free. Longing for what used to be. Still it's hard. Hard to see. Fragile lives, shattered dreams.
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Angie W. Rhys
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MessageSujet: Re: Angie Ϟ cause best friend just won't leave your side   Mar 3 Juil - 12:47



Lisbeth and Angie
Now and then I think of when we were together.
Like when you said you felt so happy you could die .Told myself that you were right for me . ♥


J'étouffais dans l'ensemble des couches qui ornaient mon costume. Pourquoi fallait-il que nous eussions naquis dans un temps où nous devions porter à la fois corset, chemise en laine, et autre étoffe issue d'un tissus épais qui nous rendait moins apte à nous mouvoir ? Bien entendu père ne cessait de me répéter que cela était de coutume, qu'il fallait y prendre part mais surtout qu'il ne fallait en aucun cas essayer de s'en incommoder, car il ne fallait pas nous voir. Ah ça pour sûr, on ne risquait pas de nous voir avec un tel accoutrement, ou si justement avec la place qu'il nous fallait pour nous asseoir. Je détestais cela... Si seulement j'avais pu naître dans une autre famille... J'y aurai trouvé une place bien plus aisément et me serait accommodé de n'importe quelle robe tant qu'elle ne prenait pas en compte cet horrible corset qui comprimait mes poumons. D'ailleurs depuis que nous venions de terminer notre heure de cours, je n'arrêtais pas d'essayer d'élargir ce dernier en passant ma main entre mes seins pour le tirer. Avec un peu de chance, peut être que des mailles craqueraient un peu. Je crois que cela était véritablement une cause perdue. Je soupirais de fatigue, alors que j'expliquais à ma meilleure amie mon problème, ce à quoi elle s'empressa de rire pour se moquer. Oh croyez moi, elle savait y faire dans ce domaine, et je l'adorai pour cela. C'était la seule qui me montrait celle que j'étais et avec qui je prenais un grand plaisir à parler de tout et n'importe quoi. Elle était ma confidente, ma sœur, celle pour qui j'étais prête à tout, ma Lisbeth. Lorsque nous étions ensemble, autrement dit les trois quarts de notre temps, nous ne pouvions nous empêcher de nous moquer l'une de l'autre sans la moindre hésitation. Bien sûr, pas de quoi être méchants, c'en était même toujours le contraire, car nous avions besoin l'une de l'autre. Le cours achevé à l'heure même où je vous parle, nous décidâmes ensemble de rester en compagnie l'une avec l'autre. Bon d'accord, nous avions passé le stade où nous nous demandions la permission pour le faire, cela allait toujours de soit que nous étions toutes les deux. C'est ainsi que nous empruntâmes les chemins plus humides et par conséquent étouffants de l'enceinte du château afin de nous diriger vers les toilettes. Intérieurement, ma petite voix criait victoire et remerciait le ciel d'une telle aubaine, j'allais pouvoir desserrer cette horrible chose qui me donnait l'impression d'avoir un poids mort au niveau de ma poitrine. Cependant mon attention fut détournée alors que Lisbeth venait tout juste de rentrer dans la pièce. En effet, non loin de là, une couleur criarde attira mon regard : du JAUNE ! Ne pouvant m'empêcher de sourire, je me rendais compte que cette couleur était en train de devenir celle que je préférai parce que je ne pouvais pas m'empêcher de l'associer à une personne en particulier. Et l'évocation même de cette personne était en train de m'empourprer les joues de manière fulgurante, alors que ma respiration en devenait de plus en plus saccadée. Et si il était là ? Par Merlin qu'allais-je bien lui dire ? Tant est si bien qu'il fallait d'abord qu'il ose venir à ma rencontre. Devrais-je forcer le destin ? Liam était une source de confusion intense de manière quasi permanente en moi. Et dans mon grand malheur, il fallait admettre que j'avais encore de la chance. Mon père n'avait pas trouvé une alliance concrète qui aurait pu accroître son pouvoir et n'avait par conséquent aucun prétendant pour me marier de force. Dans mes rêves, c'était à Liam que j'appartenais et ce depuis que nous nous étions vus pour la première fois. Et si je m'accordai à espérer que cela se produise dans la réalité ? Je ferai tout en œuvre pour que cela arrive. Pensant que Lisbeth aurait probablement de quoi s'occuper pendant l'heure et demie que nous avions en pause, je laissais mon oreille écouter la conversation qui avait lieu entre les Poufsouffles. Apparemment Liam allait les rejoindre. Souriant de plus belle, je regardait en direction des toilettes des filles et finit par m'installer sur l'un des côtés du mur afin de l'attendre. Sauf qu'il n'était pas là. Forcément pardi ! Que cela ne tienne, je me mis ainsi à suivre le groupe en question de la manière la plus discrète qu'il soit. Je lançais un dernier regard derrière moi et continuais ma route ainsi.

Je devais certainement ressembler à une jeune biche en quête de son magnifique cerf mais peut m'importe. Si j'avais une occasion de passer ne serait-ce que quelques minutes avec Liam, je ferai tout pour que cela arrive. Et j'étais en train de chercher dans ce qu'il me servait de sac de quoi trouver une excuse si jamais l'un de ses amis se retournait afin de me demander ce que je faisais. Oui oui, j'avais beau être très idiote par moment, il n'en restait pas moins que j'étais très maligne également. Chose que j'avais appris en compagnie de ma meilleure amie, qui n'avait cessé de se moquer de ma légendaire naïveté à nos débuts. En y repensant bien, nous avions fais beaucoup de chemins ensemble toutes les deux. Nous avions débuté en tant que connaissances, pour lesquelles nous apprécions les moindres instants, après quoi, nous avions franchis une nouvelle barrière, nous permettant ainsi de commencer à nous confier l'une à l'autre et enfin nous étions devenues si proche qu'il ne manquait plus que le sang pour que nous soyons totalement complémentaires. Je riais encore de la première rencontre que nous avions eu. Lisbeth était tombée pour littéralement à mes pieds, et depuis c'était moi qui était aux siens. Quoi qu'il en soit, le groupe que j'avais pris en grippe telle une louve en quête de son butin avait décidé de se rendre dans la bibliothèque. Mon nez se renfrogna à cette idée, car je savais pertinemment que je ne pourrais pas parler à Liam en ces lieux. Au moins, mes yeux seraient comblés juste pour le fait de le regarder. Cette idée me rendait légèrement enthousiaste, si bien qu'une fois dans la pièce, j'avais choisis une table légèrement reculée. Peut être serait-il venu lui même à ma rencontre si il m'avait aperçu ? J'aimais rêvé de cette manière là, cela me rendait toujours enjouée. Notant précieusement dans mon esprit, la table habituelle de Liam, je venais tout juste de déposer mon attirail, en oubliant par la même occasion que quelques minutes plus tôt je m'étouffais je me décidai à m'engouffrer dans une allée non loin, afin de pouvoir l'écouter. Je ne l'avais pas encore vu, mais le son de sa voix faisait déjà battre à tout rompre mon cœur contre ma poitrine. Je me dépêchai de prendre un livre, n'importe lequel ferait l'affaire et commençait à lire, enfin à faire semblant de lire ce qui s'apparentait à être de … de quoi d'ailleurs ? Je retournai en vitesse l'objet entre mes mains pour m'apercevoir que j'avais trouvé la bonne pioche : l'étude des runes. Bon à la guerre comme à la guerre, de toute manière je ne lisais pas. Je me contentais au contraire de l'écouter raconter à un de ses amis la préparation d'une potion. J'aurai pu rester là des heures juste pour l'entendre... Mais quelque chose ou plutôt quelqu'un me tira de ma rêverie.« Alors qu’est-ce qui est le plus intéressant ce que tu lis ou ce que tu entends ? » Je sursautai, manquant de faire tomber le livre de mes mains, avant de lancer un regard noir à ma meilleure amie.  « Shhhhhhht tu vas nous faire prendre. » Je remarquai immédiatement qu'elle se retenait d'éclater de rire. Comme à chaque fois qu'elle me trouvait en compagnie de Liam d'ailleurs. Oh ne vous y fiez pas nous savions très bien jouer à ce jeu là toutes les deux, et je ne lui en voulais généralement pas bien longtemps. D'ailleurs, c'était déjà terminé pour ma part, étant donné ce qu'elle venait d'avancer. La retenant par le bras pour qu'elle revienne vers moi, je levais les yeux au ciel avant de lui répondre en m'amusant.  « Hum laisse moi réfléchir... Au point de m'avoir attendu pour le goûter ? Tu sais très bien que le château n'est pas assez grand pour qu'on se perde. Toi aussi tu m'as manqué. » Je mimais une petite moue triste avant de m'empresser de la prendre dans mes bras.  «  Et je ne vois pas du tout de qui tu parles ma chère amie. » Après quoi, je me retenais de rire à mon tour et la regardait avec un air curieux.  « Apparemment Titus a encore fait des siennes ? Tu vois celui de la bas ? » Je m'avançais et désignais à l'aide de mon doigt un des Poufsouffle installé et repris avec en chuchotant.  « Il a été lancé contre le cognard dans le parc, parce qu'il l'avait regardé de travers. J'espère que cela n'arrivera jamais à toi, ton frère ou Liam... Sinon... » Sinon quoi ? Malgré le courage qu'elle avait et son esprit malin, il n'en restait pas moins qu'elle était une jeune femme et par conséquent appartenant au sexe faible.

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ANGELINA WEATHER RHYS ϟ « FLEUR AUX PÉTALES D'OR REPENDS TA MAGIE. » L'amour perce mon cœur.. Et l'argent ne fait pas le bonheur Mais j'attends un être charmeur Mon marin riche et sans peur. Oh mes sœurs approchez sur l'heure, et venez voir séant... Mon généreux marin sans peur Qui écume les Océans... L'amour perce mon cœur.. Et l'argent ne fait pas le bonheur Mais j'attends un être charmeur Mon marin riche et sans peur...
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Lisbeth N. Longbottom
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MessageSujet: Re: Angie Ϟ cause best friend just won't leave your side   Jeu 12 Juil - 18:56



Angelina and Lisbeth
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Je souriais, fière de moi. Non pas que j’aime me vanter ou bien me lancer des fleurs. Enfin soyons clair, ça fait toujours du bien de se dire qu’on est forte. En fait, on se lance les compliments que les autres ne nous font pas. Et je vous assure, ça fait toujours du bien d’entendre de la bouche de quelqu’un « je suis fière de toi » même si c’est de la votre. Aucune importance. Ce qu’il faut retenir, c’est les mots. Et c’est précisément ce que j’allais faire. A partir du moment où j’avais aperçu Angie dans la bibliothèque, j’avais souri. D’accord, j’aurais pu me tromper et suivre ce groupe de jaunes pour rien. Mais non. J’avais eu raison et devant se tenait ma meilleure amie, qui faisait semblant de lire. Oui parce que pour quelqu’un qui est en train de lire, je peux vous dire que ses yeux se baladaient beaucoup. Une part de moi n’arrivait pas à y croire. Je veux dire je l’adore, je l’aime, c’est la deuxième partie de moi depuis quatre ans et elle le restera à jamais mais elle arrivait encore à me surprendre. Ou à me donner envie de soupirer, au choix. D’ailleurs, je pense que j’avais du le retenir le soupir. C’était de notoriété publique, en tout cas pour moi, que Liam avait une précieuse importance dans la vie d’Angie. Le principal concerné était peut-être le seul à ne pas s’en rendre compte. Même les serpents l’avaient remarqué mais j’étais prête à me charger personnellement de l’un d’eux, s’il le fallait. Cela dit, elle ne m’avait encore jamais laissé tomber pour lui. Très bien, vous me direz que je ne connais pas exactement la situation dans laquelle ça s’est déroulé… mais peu importe. Le résultat est le même. En sortant des toilettes et malgré les tours de tête de la droite vers la gauche et autres directions, je n’avais plus personne à qui parler. Je me félicitais même de ne pas avoir repris ma conversation directement. Si quelqu’un était passé par là et s’était rendu compte que je parlais toute seule, s’en était finie de moi. Tout ça pour dire que ma meilleure amie m’avait abandonné pour un jaune aux cheveux que je qualifierais d’étrange. Et encore je ne les ais jamais vu de près. Je sais bien que dans dix ans, ni l’une ni l’autre, on aura encore le même ordre de préférence. Mais quand même, on est à Hogwarts, je partage sa chambre, je lui prête mes vêtements, je mérite quand même pas d’être oublié dans les toilettes. Oublié ou abandonné… ça revient au même. C’est comme cela que j’étais arrivée à ce moment. Moment où la seule chose qui me faisait avancé et garder mon calme, c’était mon envie de la surprendre. Peut-être que je lui en avais effectivement voulu mais allez, ça avait du durer trente secondes, le temps de pouvoir râler. J’imaginais assez bien ce qui avait du se passer dans sa tête et j’avais plus envie d’en rire que de le prendre mal. Quoi qu’il puisse arriver, ce n’était pas Liam, un vêtement déchiré, des remontrances par un professeur, notre sang ou même des vilains serpents mal attentionnés qui allaient pouvoir changer quelque chose entre nous. Angie et moi, on avait dépassé ce stade depuis longtemps. Je suppose que la prochaine fois qu’on se retrouvera séparée c’est quand on sera vieille et qu’il faudra bien qu’on dise au revoir au monde qu’on connait. Et encore, ce n’est pas dis qu’on ne parte pas ensemble. Qui sait, ce que l’avenir nous réserve. J’en étais là de ma déviance mentale quand Angie sursauta. Eh… je suis une fille, je sais faire deux choses en même temps. Je peux très bien raconter ma vie sur tel ou tel sujet tout en continuant à observer ma proie sous tous les angles. Et par conséquent, atteindre mon but, sans aucune faute à déclarer.

Je me pinçais furieusement les lèvres afin qu’un éclat de rire ne surgisse pas en plein milieu de la bibliothèque. C’est bien dommage que ce soit un endroit calme. Je dois bien avouer qu’en ce moment même il me fallait beaucoup de concentration pour ne pas rire. Et puis le sursaut, le regard noir, accompagné de la phrase éternelle « tu vas nous faire prendre » était un concentré de rire à lui tout seul. Alors croyez moi, j’étais vraiment en train de faire d’énormes efforts pour ne pas rire. Heureusement qu’entre deux pincements de lèvres, j’avais réussi à formuler une phrase. Finalement la part de moi qui s’était sentie délaissée pendant trente secondes, était, à présent bien contente. C’est vrai, qu’est-ce que c’était trente secondes contre une heure de fou rire à partager avec sa meilleure amie. Ça n’a pas de prix. J’étais plutôt fière de mon petit geste théâtral et serrais à mon tour, Angie dans mes bras. Oui, on ne s’était pas vu depuis une demi-heure tout au plus, mais ce n’est pas grave. Je souris doucement et mon regard croisa le sien. A cet instant, mes yeux comme les siens devaient être animés par la même lueur. Une lueur espiègle qui voulait tout dire. Quitte à se faire sortir de la bibliothèque, autant en sortir avec les honneurs et avec un fou rire en prime. C’est comme ça que je voyais la chose. Et je pouvais parier que c’était aussi le cas pour ma brunette préférée. « Tu parles… Je suis sure qu’un jour, on sera capable de se perdre. Douée comme on l’est, il suffit qu’on soit fatiguée et hop… Et pour ton information, oui ! Je t’ai attendu pour le goûter ! » Je souris, fière de moi et résistais à l’envie de lui tirer la langue. Il fallait bien que je la ressorte celle là, je ne pouvais pas la laisser passer. Ou alors je ne m’appelais plus Longbottom. Mais ça, ce n’était pas pour tout de suite. Le fou rire que je contenais, s’estompait peu à peu et je pouvais me concentrer un peu plus sur la situation. Les voix qui nous parvenaient appartenaient, bel et bien, à Liam et ses amis. Cela dit, je n’avais pas encore fais attention à ce qu’il pouvait bien se raconter. Et puis franchement, ça parlait de quoi, une bande de garçon ? Je n’avais jamais fais attention et je n’avais jamais pris le temps de poser la question à mon frère. Est-ce que ça parlait de choses « spécialement » masculines comme le sport et les filles, grand classique ! Ou bien est-ce qu’il avait appris à varier comme nous, pour ne pas tourner en rond pendant trois ans. En voilà, une bonne question. Moi je vous le dis. Lorsqu’Angie m’en désigna un en particulier, je me penchais un peu pour mieux le voir et essayer de le reconnaitre. Mais très franchement de là où j’étais, ça ne changeait pas grand chose. J’écoutais son récit et tiquais au nom de Titus. D’accord, ce n’est pas bien… mais c’est pas de ma faute. « Tu imagines Titus en tenue pour un match, il doit quand même être trop… » Je relevais les yeux, croisais le regard de ma meilleure amie et me tut instantanément. Si un jour je parle trop, maintenant vous savez qui appeler pour que ça s’arrête. J’esquissais un sourire avant de risquer de mourir sur place et enchainais. « Non, je n’ai rien dis… » Peut-être que je pouvais me retenir d’en parler mais je vous assure, ce n’était pas les images qui manquaient. Et… je pense que je vais les garder pour moi. Je reposais mon regard sur ce malheureux élève qui avait rencontré Titus. Il n’avait pas encore l’air trop mal en point. Je suppose que ça aurait pu être pire. « Ne t’inquiètes pas pour ça, Angie. Je ne vois pas pourquoi il ferait ça. A la limite, tu ne le regardes pas et puis comme ça s’est réglé. Quoi que Monsieur, je n’aime pas être ignoré, ça peut encore poser problème. Mais ne te prends pas la tête pour ça maintenant. De toute façon, il aurait même pas le temps d’arriver jusqu’à vous que je lui serais déjà tombée dessus… » Je souris une nouvelle et serrais la main de ma meilleure amie. J’avais beau trouvé ce serpentard canon, il ne les approcherait pas pour autant. Je préférais m’en prendre plein la tête, à la place. Cela dit, ce n’était pas encore à l’ordre du jour et sincèrement j’espérais que ça ne le soit jamais. Je reportais mon attention sur le groupe de Poufsouffle et plus particulièrement sur Liam. Je ne l’avais pas encore beaucoup entendu. Et pourtant c’est bien pour ça qu’on était là. Je l’observais à moitié caché derrière des livres. Il n’avait pas l’air de beaucoup s’intéresser à la conversation. Si seulement l’un deux pouvait amener un bon sujet de conversation. « Dis moi, Liam ne parle pas beaucoup ou c’est moi qui rêve ? Si seulement, ils pouvaient parler un peu toi, ça nous avancerait un peu sur le chemin tordu qui mène à lui… » J’haussais un sourcil en direction de ma meilleure amie avant de sourire. Moi aussi, je voulais savoir ce qu’il se passait dans sa tête, pas pour les mêmes raisons mais bon… Je levais le bras pour remettre une mèche de cheveux en place mais dans l’action mon coude rencontra un livre. Mes yeux s’ouvrirent en grand et j’essayais de rattraper le livre avant qu’il ne touche le sol. Angie et moi, on réussit à le rattraper du bout des doigts et je retenais mon souffle à la recherche de bruit. Est-ce qu’on s’était fait avoir ? Ou est-ce qu’on avait un petit sursis pour continuer à les écouter, avant la prochaine gaffe ?

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